Saint-Brieuc Fonderie : une usine métallurgique unique en France au cœur de Saint-Brieuc
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Une fonderie au savoir-faire unique
Des pièces ultra-résistantes
Spécialisée dans la fabrication de pièces d’usure en acier, Saint-Brieuc Fonderie fournit principalement les secteurs des carrières et des briqueteries-tuileries. Parmi ses productions : des éléments de concasseurs, de broyeurs… « Pour chaque pièce, nous recherchons l’alliage optimal pour la meilleure résistance possible », assure Jérôme Pipet, directeur général de Saint-Brieuc Fonderie.
Des créations sur mesure
Pour chaque pièce, un modèle en bois sur mesure est réalisé sur place et pourra être utilisé plusieurs fois. Plus de 10 000 modèles sont ainsi conservés sur le site. Le plus gros atteint 9 m2 et pèse près de 500 kg. En revanche, la fonderie ne travaille quasiment pas sur stock, mais à la commande.
70 % de clients français
Saint-Brieuc Fonderie produit principalement pour des clients hexagonaux et particulièrement bretons, « notre région concentrant de nombreuses carrières ». 30 % de la production est, cependant, exportée. « L’Allemagne est notre plus gros pays importateur, mais nous exportons vers 35 pays différents jusqu’en Thaïlande », précise Jérôme Pipet.
Son atout : la qualité
La fonderie n’a pas de concurrent en France et très peu en Europe. « On ne se bat pas sur le prix avec nos concurrents, comme ceux d’Asie, mais sur la constance de la qualité, assure le directeur général de l’entreprise. Nous garantissons la composition chimique des pièces. Nous sommes capables de réaliser des études de pièces usagées pour améliorer leurs performances. Nous apportons une réponse sur-mesure aux besoins de nos clients... »
Des matières premières recyclées
Pour fabriquer ses pièces d’usure, la fonderie importe des ferroalliages (ferrochrome, du ferromanganèse...) et des métaux purs (nickel, aluminium…). Mais elle achète surtout de grandes quantités de ferraille dépourvue de ces éléments d’alliages, issue du circuit de recyclage "classique", à des ferrailleurs locaux. « Depuis trois ans, nous rachetons davantage des pièces usées −déjà à la bonne composition chimique− auprès de nos clients pour les refondre et en fabriquer de nouvelles.Une démarche d’économie circulaire que nous souhaitons renforcer », indique Jérôme Pipet. L’objectif : atteindre 100% de pièces usées recyclées et « réduire notre dépendance aux ferroalliages importés, tout en préservant les ressources naturelles ».
Une démarche RSE étendue
En parallèle, Saint-Brieuc Fonderie récupère et réutilise au maximum le sable des moules. Elle a choisi de ne pas appliquer de peinture et de vernis sur ses pièces afin de réduire son impact environnemental. Elle réfléchit, enfin, à mettre en place un circuit fermé pour son eau de refroidissement afin de ne plus puiser sa ressource dans l’étang de Robien. « Actuellement, la totalité de l’eau utilisée est rejetée non polluée dans son milieu naturel », tient à souligner l’entreprise.
Un savoir-faire unique
Saint-Brieuc Fonderie emploie 70 personnes dont 50 en production. Certains salariés comptent 40 ans d’ancienneté. « Leur savoir-faire ne s’apprend pas à l’école, il se transmet… C’est pour cette raison que nous recrutons sur motivation et formons en interne. » Si les métiers en production restent difficiles, les conditions de travail se sont améliorées. Certaines tâches particulièrement physiques sont au fur et à mesure robotisées et il n’y a plus de production de nuit.
Une longue histoire
1928 – Construction de l’usine métallurgique des Aciéries électriques de Saint-Brieuc sur l’actuel site.
À partir de 1935 – Location des installations et du personnel par Sambre et Meuse.
1939 – Rachat par la Société métallurgique de Saint-Brieuc qui développe l’entreprise pour l’armement, la construction navale et les carrières.
1961 – Intégration aux Usines et Aciéries de Sambre et Meuse. Diversification vers la voirie et les pièces de rechange pour carrières. L’effectif dépasse 800 salariés en 1974.
1995 – Rachat de Sambre et Meuse par le groupe français Manoir Industries.
Entre 2000 et 2014 – Plusieurs changements d’actionnaires. Baisse de la rentabilité. Changement de nom pour Manoir Saint-Brieuc.
18 juin 2018 – Reprise par une holding détenue majoritairement par sept cadres de l’usine et par deux sociétés actionnaires dont le groupe Lessard, propriétaire du site. L’entreprise prend le nom de Saint-Brieuc Fonderie.
Chiffres-clés
- 70 salariés
- 10 M€ de chiffre d’affaires
- 1000 coulées par an
- 4 500 tonnes d’acier liquide élaboré et coulé
- 3000 pièces vendues par an
