Hélène et Michel Turmel de Grave font de leur château un lieu de ressourcement
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« On est un peu fous. À 45 et 47 ans, on aurait pu être tranquilles, mais on a voulu redonner du sens à nos vies et transmettre des valeurs, notamment de
travail, à nos enfants. » Hélène et Michel Turmel de Grave ont acheté le château de La Noé-Sèche, au Fœil, en décembre pour l’ouvrir au public cet été. Pour l’instant, ils proposent des chambres et tables d’hôte. En mars, ils pourront accueillir des mariages.
« Je suis ostéopathe à Pléneuf-Val-André depuis 20 ans, raconte Hélène Turmel de Grave. Je délivre des soins, des conseils diététiques et d’hygiène de vie à mes patients tous les jours, mais ça ne suffit pas à changer les habitudes. J’avais donc besoin de créer un lieu de ressourcement connecté à la nature et à nos racines où l’on mange bien et bon. » Une ambition partagée par Michel de Grave, commerçant sur la côte.
Avant d’avoir un vrai coup de cœur pour La Noé-Sèche, le couple a visité sept châteaux. « Le lieu répondait à tous nos critères. Le site de 25 ha dispose d’un bois, d’un point d’eau et d’un lieu spirituel. Son architecture est forte et date, pour certaines parties, de la fin du XIVe siècle. Il est situé en pleine nature tout en étant facile et rapide d’accès. » Et pur hasard, la famille d’Hélène – originaire de Quintin – et les anciens propriétaires se connaissaient. « Cela a probablement rassuré Arnaud de Rochebouët », confie les néochâtelains.
En moins de six mois, Hélène et Michel ont accompli un travail colossal de réhabilitation. Ils ont embauché un salarié qui se charge avec eux des travaux et de coordonner les chantiers.
« Nous nous sommes attachés à garder l’authenticité des lieux tout en apportant toute la modernité et le confort nécessaires, assure le solide binôme. Côté déco, nous n’utilisons que des matériaux nobles : du bois, du marbre, du lin et du velours. » La cour, le bois et les jardins fleuris contribuent à la sérénité et à la beauté des lieux. Dans le futur potager, deux alpagas – Godefroy et Montmirail – et des moutons entretiennent la pelouse. « C’est ici que je cultiverai légumes, fruits et plantes », sourit Hélène, initiée au jardinage par son grand-père.
Au château, rien n’est laissé au hasard, des rideaux jusqu’aux produits d’hygiène déposés dans les salles de bain. « Ce sont des produits Lorj, une marque bio de Plœuc-L’Hermitage ! » Si le couple déborde d’idées, tout est bien organisé. Des visites sont proposées sur réservation.
