Des eaux de baignade sous surveillance
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Qu’est-ce qui est mesuré ?
Pour déterminer la qualité de l’eau de baignade, deux espèces de bactéries sont recherchées : Escherichia coli et les entérocoques intestinaux. Elles sont présentes naturellement dans les excréments des humains et des animaux à sang chaud.
Quels sont les risques ?
Ces bactéries, quand elles sont en forte quantité, peuvent provoquer chez les baigneurs des gastro-entérites ou des infections en cas de plaies. C’est bien pour protéger les nageurs que des contrôles sont menés.
Où sont effectués les prélèvements ?
Les prélèvements sont réalisés par l’Agence régionale de santé (ARS). Ils sont effectués à des points stratégiques : aux endroits les plus fréquentés et/ou là où les concentrations de bactéries sont les plus probables. Sur le territoire, 19 points de prélèvements sont comptabilisés.
Quand et combien de fois dans l’année sont-ils réalisés ?
En baie de Saint-Brieuc, les contrôles sont effectués de fin mai à mi-septembre, période où la fréquentation des plages et la baignade sont plus importantes. L’ARS détermine le nombre de prélèvements (8 à 14 en moyenne) par site pour ces 17 semaines à plus ou moins deux heures de la pleine mer.
Quand est interdite la baignade ?
La baignade est interdite s’il y a plus de 1000 Escherichia coli et/ou plus de 370 entérocoques intestinaux par 100 ml. Cependant la commune peut interdire l’accès à une plage si elle juge les conditions défavorables et dangereuses pour les baigneurs, sans attendre les résultats d’analyses.
Comment est décidée la levée de l’interdiction ?
La baignade n’est de nouveau autorisée qu’après des résultats d’analyses conformes. En général, des contrôles sont réalisés dans les 24 ou 48 heures suivant l’interdiction.
Quelles sont les sources de pollution à Escherichia coli et aux entérocoques intestinaux ?
« Ce sont généralement des pollutions aux origines diverses et dépendantes de nombreux facteurs, explique Perrine Dranguet, chargée des études stratégiques à la direction de l’eau et de l’assainissement. Elles peuvent inclure les systèmes d’assainissement, les activités agricoles, les déjections animales, les pratiques nautiques, ainsi que des comportements non respectueux de l’environnement (comme les rejets des eaux usées des camping-cars). À ces sources s’ajoutent des facteurs aggravants, comme les épisodes pluvieux ou les marées. » Sur le territoire en 2025, seulement 1,3 % des analyses du contrôle sanitaire a été jugé de mauvaise qualité. Par ailleurs, 95 % des plages sont classées “bonnes”, voire “excellentes”, durant la saison 2025.
Est-ce justifié de montrer du doigt l’assainissement ?
« Depuis 2020, l’Agglomération mène des travaux d’ampleur qui fiabilisent la collecte, le transit et le traitement des eaux usées », assure Perrine Dranguet. Et les résultats sont là ! « En outre, pendant la saison balnéaire, elle évite de réaliser des travaux d’assainissement à proximité des plages afin de prévenir tout impact. Nous sommes en relation étroite avec les communes et les alertons dès que des risques ou des dysfonctionnements sont identifiés. »
Quelles actions de prévention sont menées ?
Depuis 2013, chaque plage dispose d’un profil de baignade porté par les communes. Il détermine les points d’amélioration et les travaux à réaliser. Il prend notamment en compte les analyses des quatre dernières années afin de classer la plage. Ce classement détermine notamment la fréquence de renouvellement du profil.
Comment connaître la qualité des eaux de baignade ?
Chaque plage dispose de panneaux d’affichage où est indiqué le profil de baignade. Le site internet baignades.sante.gouv.fr permet d’avoir accès aux profils de baignade, aux résultats des analyses... et même de savoir s’il y a des méduses.
