« Ce Tour est génial pour se former à la course au large ! »
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Vous êtes engagée sur le Tour Voile cette année. Est-ce une course que vous connaissiez déjà ?
Avec mon coéquipier Alexandre Carlo, nous avons déjà participé plusieurs fois à cette course en tant que membre d’équipage. L’an dernier et cette année, c’est avec notre propre bateau que nous prenons le départ. C’est une course que nous aimons beaucoup car elle correspond parfaitement à notre projet 2025-2026 avec Bretagne Plaisance. [Cette société publique locale gère les ports de plaisance de Saint-Malo et Saint-Brieuc.]
En quoi consiste votre projet ?
Nous prônons l’inclusion, notamment des personnes en situation de handicap, dans l’univers de la voile, souvent élitiste et très exigeant. Or, le Tour Voile est une course en équipage – on est quatre sur le bateau – qui va nous permettre d’intégrer Noah, 16 ans, à la team. Je coache Noah pour la Ligue de Bretagne de voile. Il a perdu l’usage de ses jambes à 14 ans suite à un AVC. Mais à force de courage et de ténacité, il a retrouvé un peu de force dans ses jambes. Il se débrouille très bien à bord du bateau que nous n’avons pas adapté à son handicap. C’est son souhait. Il veut montrer qu’il peut naviguer dans les mêmes conditions que les valides.
La compétition ne lui fait pas peur ?
Noah a déjà fait le Tour Voile l’année dernière avec nous. Ça s’est très bien passé. Il était le premier jeune en situation de handicap à participer à une course sur un Figaro Beneteau 3 et à s’engager dans le Tour Voile. Il était aussi le plus jeune membre d’équipage ! Sa participation a donné envie à la classe Figaro Beneteau de faire embarquer des personnes en situation de handicap.
Quels autres aspects vous plaisent dans cette course ?
La course exige que 50 % de l’équipage ait moins de 26 ans et/ou qu’il y ait une femme à bord. Ces conditions permettent d’ouvrir la course au large aux femmes et aux jeunes. Cela nous donne l’opportunité de gagner en expérience et de pouvoir aller vers d’autres supports.
Nous, à Saint-Malo, nous avons la chance, avec Alexandre, de bénéficier aussi de l’expérience de “vieux” skippers malouins qui ont fait des transatlantiques. Sur le Tour Voile, certains d’entre eux rejoindrons sûrement la team qui peut compter 6 ou 7 personnes au total. Cela permet de se relayer sur les épreuves.
Le Tour Voile est-elle une course difficile ?
C’est une course intéressante car nous sommes tous sur le même support. Ce sont davantage les marins que les machines qui font la différence ! Elle est difficile car on alterne entre des épreuves en côtier, où on joue avec les cailloux, et de la course au large. On part minimum 24 h en mer et maximum 48h. Ce Tour est génial pour nous préparer pour la Transat Paprec, en 2027 !
