Saint-Brieuc, c'est la bonne option !
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Mario Le Bras : “Vivre la nouveauté dans un environnement familier”
Mario Le Bras est responsable partenariats secteur public pour l’assureur Alan, à Paris. Un poste qu’il occupe après des expériences de collaborateur d’élus et de directeur de cabinet dans différentes mairies ou encore de responsable commercial en start-up.
« Cette ascension professionnelle et sociale n’aurait pas été possible ou beaucoup moins rapide, si je n’étais pas allé en prépa lettres », confie ce jeune trentenaire originaire de « la campagne finistérienne ». Sa prépa, il l’a suivi au lycée Renan, à Saint-Brieuc. « Je pouvais aller à Quimper ou Rennes, mais j’ai choisi Saint-Brieuc, raconte-t-il. Cela me permettait de partir en restant prudent, de vivre la nouveauté dans un environnement familier… Ce sas de transition était nécessaire. »
Mario Le Bras partage volontiers son expérience au lycée Renan où il participe au forum annuel des anciens étudiants. « Les cours sont de qualité, les professeurs sont passionnés et accompagnent bien les élèves. On apprend une méthode de travail, à prendre de la hauteur et à être curieux.Entre élèves, il y a une sorte d’esprit de corps sans compétition. J’ai gardé de très bons amis de cette période. »
S’il a beaucoup travaillé, il a tout de même profité de la vie étudiante. « La première année, un professeur nous avait incité à voir quatre ou cinq spectacles à La Passerelle. C’était nouveau pour moi! On allait aussi un peu dans les bars du centre-ville. La deuxième année, beaucoup de soirées se passaient dans mon appartement où j’étais en colocation avec mon frère et un autre étudiant. »
Ce qui lui a plu à Saint-Brieuc, c’est la proximité : « Le lycée est en centre-ville. On est à un quart d’heure de tout! »
Julie Margaté : “En droit, on avait les mêmes professeurs qu'à Rennes”
En juillet, Julie Margaté, étudiante à l’École de formation des barreaux de la cour d'appel de Paris (EFB), passera son certificat d’aptitude de la profession d’avocat (CAPA) en droit fiscal des affaires. La jeune femme de 24 ans, originaire de Saint-Julien, a démarré son cursus universitaire en droit à Saint-Brieuc. « J’avais plus envie d’aller prendre l’air à Rennes, mais mes parents m’ont conseillé de faire au moins ma première année à Saint-Brieuc. Mon père, lors des portes-ouvertes, m’a dit: je t’imagine vraiment étudier dans la bibliothèque de Mazier... »
Étudier au campus Mazier, lui a tellement plu que Julie a refusé, en fin de licence 2, d’intégrer le parcours excellence de l’antenne rennaise (proposé au premier et deuxième de promo). « Je voulais garder les mêmes conditions de travail: des effectifs raisonnables, un enseignement de qualité, des emplois du temps corrects, une bibliothèque avec de la place…On avait exactement les mêmes professeurs qu’à Rennes, mais dans des amphis de 70 étudiants en troisième année! Si j’avais une question, je pouvais aller la poser directement au prof à la fin du cours. »
Julie, major de sa licence, a ensuite intégré la fac de droit, à Rennes. Elle a alors découvert la vie étudiante rennaise, mais avec trois ans de plus et suffisamment de maturité pour gérer les sollicitations. « Pas sûre que j’aurais eu ma première année, si j’avais été directement à Rennes », assure le jeune femme.
Une fois son master 2 en droit fiscal en poche, la juriste est partie étudier à Paris où elle exercera probablement son métier d’avocate. « J’ai envie de rester dans cette ville qui offre de nombreuses opportunités professionnelles, mais je finirai sûrement par revenir en Bretagne... »
Clémentine Éluard : “Ma formation n'existait pas à Rennes”
« J’ai eu un bac économique et social. La suite logique aurait été d’aller en école de commerce ou en prépa, mais je n’avais ni l’envie, ni les moyens », explique Clémentine Eluard, manager VPC Centre Europe et Bénélux chez Yves Rocher, à Rennes. « Un ami m’a parlé des IUT et le mix cours/projets/stages m’a plu. »
Elle parvient à intégrer l’IUT Techniques de commercialisation de Saint-Brieuc, en 2000. Pourquoi Saint-Brieuc ? « Cette formation n’existait pas à Rennes, raconte Clémentine. Saint-Brieuc permettait une transition confortable après le lycée et la vie chez mes parents. Je n’étais pas loin de Rennes, dans une ville moyenne, je pouvais rentrer facilement en train. »
La taille humaine de l’IUT lui plaît : « On était entre 80 et 100 par promo. Tu es obligée d’être assidue! » Elle apprécie également l’ambiance des cours avec beaucoup d’interactions, de projets…
En choisissant l’IUT, Clémentine a pour ambition d’intégrer ensuite un IAE (Institut d’administration des entreprises). « Je savais que des passerelles étaient possibles via les concours Message. » Mais pour cela, il faut être dans les trois premiers de la promotion. « Les professeurs, et notamment Bruno Leroy, m’ont très bien accompagnée. Ils m’ont aidé à constituer mon dossier, mon CV, ma lettre de motivation et m’ont fait passer des entretiens préparatoires. » Et cela s’avère payant puisqu’elle rejoint l’Institut de gestion de Rennes où elle obtient son Master en marketing.
Si elle travaille beaucoup durant ses deux ans d’IUT, elle profite aussi de la vie étudiante. « On sortait tous les jeudis soirs. La plupart du temps, le BDE organisait une soirée, privatisait un bar... » Certains week-ends, elle reste même à Saint-Brieuc pour profiter de la côte.
Laura Jiquel : “Le BTS de Freyssinet a très bonne réputation”
Après son bac professionnel Technicien d’études du bâtiment (option assistant d’architecte), Laura Jiquel, 21 ans, est allée en BTS Management économique de la construction (MEC), au Lycée Freyssinet, à Saint-Brieuc. « Il y a le même BTS dans mon lycée, à Quimper, mais celui de Freyssinet a très bonne réputation, explique la jeune femme. Un de mes professeurs de lycée m’a incitée à tenter Saint-Brieuc. »
Les premiers mois en BTS ont été difficiles. « Juste avant les vacances de Noël, j’ai failli arrêter parce que l’économie de la construction, ce n’est pas ce qui me plaît le plus… Mais j’ai beaucoup discuté avec mes professeurs et ma famille et je me suis accrochée. Je sais, aujourd’hui, que c’est très important d’avoir acquis toutes ces bases. »
Laura garde de bons souvenirs du lycée Freyssinet où elle s’est fait quelques amis. « En revanche, je ne sortais pas beaucoup. Ce n’est pas mon truc, confie-t-elle. Le week-end, je rentrais en voiture dans le Morbihan ou j’allais à Rennes en train voir mon copain. »
Cette année, elle poursuit ses études dans une école d’architecture d’intérieur à Rennes.
