Suspension du projet Armor Hydrogène

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#Économie#Environnement#Mobilité

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Pour des raisons de stratégie de groupe, VALOREM, pivot industriel du projet, a décidé de concentrer ses investissements hydrogène sur la décarbonation de l’industrie et ainsi de cesser le développement de projets axés sur la mobilité.

Le retrait de VALOREM remet significativement en cause l’équilibre du projet Armor Hydrogène qui repose sur deux piliers :

  • La construction d’une infrastructure locale soutenue par la décarbonation des flottes de bus et des bennes à ordure ménagère.
  • Les actifs d’énergie renouvelable de VALOREM, garants d’un prix de production d’hydrogène vert compétitif et stable sur le long terme. Sans ce partenaire principal, le projet perd une part essentielle de sa raison d’être «  produire, distribuer, consommer de l’hydrogène vert localement  ». À ce stade, le recours à un nouvel investisseur ne permettrait pas de garantir des conditions similaires, ni les retombées économiques et environnementales attendues.

C’est donc à regret que les membres du consortium Armor Hydrogène ont décidé de suspendre la poursuite du projet tel qu’initialement conçu, en restant toutefois mobilisés, collectivement, pour poursuivre le travail engagé sur les grandes transitions et la décarbonation des territoires.

La transition énergétique du parc des bus TUB(Transports urbains briochins) a été lancée en 2019 avec l’achat de 3 bus Mild hybride diesel, permettant de diminuer de 10% le CO² et de 90% les particules fines et l’oxyde d’azote.

Depuis 2023, 10 bus ont été acquis et 14 bus Mild hybride biogaz le seront prochainement (permettant une baisse de 90% du CO² et de 90% des particules fines et de l’oxyde d’azote). Le biogaz provient de la station Bretagne Mobilité GNV du Syndicat départemental d'énergie. 

L’Agglomération gère un parc de 71 bus dont 6 Mild hybride diesel standards et 10 bus Mild hybride biogaz articulés. En 2026, les 4 nouveaux bus Mild hybride biogaz prévus porteront la flotte de bus alternatifs au diesel à 20 véhicules, soit 25 % des bus de l’Agglomération.